CFAL: Georges Fenech conduit une délégation à la direction générale de RFF

Publié le par GUILLAUME LECOEUR

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Le 13 septembre dernier, Georges Fenech a organisé un rendez-vous au siège national de RFF. Les représentants de PARFER, Fracture et sauvegarde rive-droite ont pu exposé au directeur général adjoint de Réseau Ferré de France les incohérences du projet de tracé. Retrouvez ci-dessous le compte-rendu réalisé par les associations.

"Pour la première fois, la direction nationale de Réseau Ferré de France (RFF) reçoit les opposants au CFAL (Contournement Ferroviaire de l’Agglomération Lyonnaise). Une façon pour RFF d’entendre la voix de ceux qui s’inquiètent au sujet de ses voies futures…  Être entendus constitue une avancée, être écoutés reste la seule exigence.

À l’initiative de Monsieur Georges FENECH, Député de la 11e Circonscription du Rhône (Cantons de Condrieu, Givors et Saint Symphorien d’Ozon) les associations de lutte contre le CFAL ont été reçues le 13 septembre dernier au Siège de Réseau Ferré de France à PARIS. Gilbert BARNACHON pour FRACTURE, Michelle THEAU pour SAUVEGARDE RIVE DROITE - ligne historique (SRD), Jean-Jacques BRUN, maire de Ternay et président de PARFER (association constituée d’élus) ainsi que Marcel GUIGAL, représentant la vie économique,  ont ainsi rencontré en compagnie de Georges FENECH Messieurs CHABANEL et GAMON, respectivement Directeur général adjoint et Directeur régional adjoint en charge des grands projets de Réseau Ferré de France.
FRACTURE a tout d’abord dénoncé le dialogue unilatéral, le manque d’intérêt porté aux associations ainsi que le défaut d’écoute de RFF au plan régional. Le Président de PARFER a insisté sur la méconnaissance du terrain quant au choix du tracé et a dénoncé également le revirement total qui a été opéré vis-à-vis des décisions prises au départ de l’étude du projet.

L’association SRD a, quant à elle, déploré l’absence de consultation des riverains des lignes historiques, voies conçues en 1879 pour un fret régional et le transport de voyageurs. L’existence de villages entiers, avec des écoles et des habitations dans un rayon de quelques mètres autour des voies ferrées, est complètement niée. On promet des convois européens de 800 à 1200 m de long, bruyants, avec une fréquence de quelques minutes seulement, sur des infrastructures élaborées à la fin du XIXème siècle ! On ne peut envisager raisonnablement un fret international sur des voies en talus sans faire courir de réels dangers aux populations alentour. Les éléments de sécurité annoncés sont dérisoires au vu des risques encourus. On méprise ainsi des milliers de personnes risquant d’être impactées.
Monsieur GUIGAL, pour sa part, a souligné l’importance du vignoble sur la rive droite, au sud de Lyon. Le Condrieu est devenu Première appellation de France et la Côte-Rôtie se trouve en deuxième place… Une catastrophe ferroviaire au pied des coteaux serait terrible pour ce patrimoine  et lourde de conséquences dramatiques pour l’économie et le tourisme de toute une région. Le prestigieux viticulteur rappelle d’ailleurs que « le vin est le pétrole de la France ».

Gilbert BARNACHON est intervenu sur le projet de tracé élaboré par FRACTURE, qui impacterait bien moins les populations concernées. Il est impensable qu’au XXIème siècle on fasse traverser des agglomérations à des lignes de fret international, dans un déni total des nuisances ainsi induites et concentrées !

Le Député FENECH a précisé que les coûts évoqués dans les projets actuels ne tiennent pas compte des aménagements nécessaires pour les lignes historiques, volontairement sous-évalués. Faire passer des convois européens au cœur des villes et villages, c’est comme « si on voulait faire circuler ces convois sur les Champs-Elysées… »

Unanimement les représentants des différentes instances opposantes en présence ont dénoncé le tracé actuellement retenu sans aucune réflexion. Ils ont affirmé et affirment encore qu’ils resteront fermes sur le fait qu’une autre alternative existe. Elle doit être étudiée sérieusement et chiffrée honnêtement. Seule une vision à long terme permettra une décision en toute connaissance de cause.

Pour le moment, rien n’est définitivement arrêté même si RFF poursuit activement l’étude de faisabilité pour les lignes nouvelles. Les seules qui l’intéressent d’ailleurs, au mépris des lignes historiques dont on continue de nier les très onéreuses et parfois impossibles mises aux normes en termes d’équipements et surtout de sécurité (passages à niveaux inadaptés notamment)…
L’entité Réseau Ferré de France ne pourra plus dire qu’elle ne savait pas. Restera-t-elle pour autant sans… voix ?"
 
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Publié dans sérézin-du-rhone

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