GEORGES FENECH U.M.P :RAYMOND DURAND M'ATRAHI
C'est un pur hasard, mais l'occasion était si belle pour Georges Fenech que l'ex-député de la 11e circonscription n'allait pas la laisser passer.
A l'invitation de sa section de Saint-Genis Laval, Philippe Cochet, patron de l'UMP du Rhône, le député Christophe Guilloteau, le sénateur maire François Noël Buffet... et les délégués des 10e, 11e et 12e circonscriptions étaient invités à répondre aux questions des militants, hier soir.
Quelques heures seulement avant la fin de l'inéligibilité d'un an de Fenech qui allait ainsi pouvoir se livrer à un « assassinat » en règle de son successeur et ancien suppléant, Raymond Durand. A la fois ému et en colère, il expliquait comment « à ma demande et avec l'accord des instances départementales et nationales de l'UMP » il avait proposé le maire de Chaponnay. « Il m'a dit, je suis là pour t'aider à une seule condition que tu reprennes ton siège dans un an ».
Or Fenech annonçait à des militants tout acquis à sa cause que Durand ne souhaite pas démissionner « à la demande de Michel Mercier ». Parlant de trahison et affirmant « il est absent sur la circonscription comme à l'Assemblée ». Et de rajouter : « Durand m'a envoyé un courrier. Il ferme la permanence de Givors le 19 avril. Le crédit de l'UMP sur la circonscription est en jeu ».
Se tournant vers Philippe Cochet : « C'est à vous de décider, je serai disponible parce que j'y crois ». Et le président de lui répondre : « Je ferai en sorte que les engagements soient tenus. L'UMP a respecté les siens de A à Z... Nous ne pourrons pas travailler avec des partenaires qui ne tiennent pas leurs promesses ». Avant d'ajouter : « Il y a eu assez de roublardise dans ce département, je veux faire de la politique nouvelle manière ».
La suppléante de Durand, Christiane Jury avait « l'impression d'avoir été flouée ». Sans doute le premier épisode d'un feuilleton qui débouchera, ou non, sur un troisième tour.
