Georges Fenech veut reconquérir le sud du département face à son suppléant

Publié le par GUILLAUME LECOEUR

  P1020870
 

Peu importent les investitures. Il y a fort à parier que les deux se retrouveront en juin prochain. Comme ils s’étaient retrouvés il y a cinq ans. Ils étaient à cette époque au sommet de leur idylle.

Georges Fenech, député UMP sortant, se représentait avec le centriste Raymond Durand, maire de Chaponnay comme suppléant. Fenech emportait largement sa deuxième élection à la députation face à un candidat socialiste. Fin du premier acte. C’est là que les choses se gâtent. Fenech est invalidé par le Conseil constitutionnel pour une irrégularité de forme sur ses comptes de campagne et écope d’un an d’inéligibilité. Nouvelle élection en vue. Le suppléant, Raymond Durand (Nouveau centre), se hisse en haut de l’affiche et remporte la nouvelle élection. Et c’est là que les choses se corsent et que les versions divergent. Accord ou pas accord ? Une chose est certaine, Raymond Durand s’était engagé par écrit, et « sur l’honneur » à rejoindre le groupe UMP et apparenté en cas d’élection. Il rejoindra finalement le Nouveau centre… Première incartade.

Selon de nombreux témoignages, Raymond Durand s’était également bel et bien engagé à redonner sa place au député invalidé à l’issue de son inéligibilité. « Rien de signé », jure Durand qui s’est accroché à son banc du Palais Bourbon au grand dam de Fenech, furieux !

Accord ou pas entre le Nouveau centre d’Hervé Morin, pour lequel « la circonscription n’appartient pas à l’UMP », et le parti présidentiel, Georges Fenech est bien décidé à retourner à la bataille. Il devrait être investi le 11 janvier prochain. Avec la droite locale en bandoulière.

Ces deux-là s’étaient déjà électoralement affrontés. C’était il y a dix ans, déjà pour les législatives. Fenech frôlait les 21 %, Durand dépassait les 15 %. Qui aura donc l’avantage en juin prochain ?

Pour arbitrer le duel, un radical de gauche. Yves-Jean Quintin, candidat officiel de la gauche qui voudra tirer parti des bisbilles de ses adversaires. Le conseiller régional Europe Ecologie Les Verts, Jean-Charles Kohlhaas sera également de la partie. Toujours à gauche, le maire de Grigny, René Balme, sera du combat au nom du Front de gauche. Si cette circonscription est traditionnellement acquise à la droite, les divisions pourraient faire le jeu d’une gauche qui, depuis le temps, ne demande que ça…

Geoffrey Mercier
Publicité

Publié dans sérézin-du-rhone

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article