Non au Front national mais pas de front républicain

Publié le par GUILLAUME LECOEUR

Au lendemain du premier tour des cantonales, les membres du Bureau politique de l’UMP se sont réunis pour analyser les résultats et déterminer la position de l’UMP pour le second tour.

Dans un contexte marqué par une grande abstention, ce scrutin qui était pour la première fois déconnecté d’un autre enjeu électoral (élections régionales notamment) montre que la gauche classique (PS, divers gauche, Verts) n’est pas avec 31,5% en position de force. Elle est un peu en dessous de la droite classique (UMP, divers droite) qui avec 32 % peut escompter sur des bons résultats au second tour.

Et pour ce second tour Jean-François Copé a rappelé la position de notre famille politique : pas d’alliance avec le Front national ni de Front républicain.

« Nous ne partageons absolument pas avec l’extrême droite les mêmes valeurs. Le discours du Front national est toujours dans l’imprécation, la dénonciation de problèmes mais jamais dans des propositions de solutions. Voter pour le Front national c’est une impasse, une voie sans résultats », remarque Jean-François Copé qui reprécise l’enjeu : la présidence de conseils généraux aujourd’hui gérés par des majorités de gauche qui font exploser les impôts, les budgets de communication… ; cela en profond décalage avec les aspirations profondes et les attentes des citoyens.

Garant de la liberté des débats au sein de l’UMP dans le cadre de l’élaboration du projet présidentiel, dans le même esprit Jean-François Copé ne met pas son veto à toute action qui pourrait empêcher l’élection de conseillers généraux FN.

« Il appartient aux Français de prendre leurs responsabilités », lance-t-il rappelant qu’il n’y a aucune ambiguïté au sein de l’UMP qui, aujourd’hui comme hier, a toujours refusé toute forme d’alliance avec le Front national. « C’est tout l’honneur de notre famille politique », note-t-il.

Le Parti socialiste peut-il en dire autant, lui qui n’a jamais dénoncé ses alliances avec l’extrême gauche ? Que cela soit avec Lutte Ouvrière qui appelle à la révolution ; que cela soit avec le Nouveau Parti Anticapitaliste qui appelle à renverser le fondement de notre société. Sans parler du parti communiste et ses visions passéistes.

La droite républicaine ne discute pas avec le Front national, ne s’allie pas avec le Front national. Elle attend que le Parti socialiste en fasse de même avec les partis d’extrême gauche.

Elle appelle tous les électeurs, les militants, les candidats à poursuivre le combat et la campagne jusqu’au soir du second tour pour préserver et faire gagner nos valeurs dont celles du courage et de la responsabilité à l’image de notre président, Nicolas Sarkozy.

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Publié dans U.M.P

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