Réforme des rythmes scolaires
Nous avons été invités jeudi soir au Conseil Municipal à nous prononcer sur l’application d’une réforme décidée en toute urgence, sans concertation, une réforme des rythmes de vie des enfants.
Certes la question du rythme de vie des enfants, des rythmes scolaires, mérite que l’ensemble des professionnels de l’éducation s’en saisissent.
La question des rythmes scolaires des enfants dépasse largement les clivages des partis politiques. Il est évident que le temps de vie, le temps scolaire, le temps de l’apprentissage, le temps éducatif, le temps de loisir, le temps de la connaissance ne doivent pas être déterminés par la seule décision politique.
D’ailleurs, la redéfinition des rythmes scolaires a toujours été une demande forte de la part des syndicats enseignants, des associations de parents d’élève, et de l’ensemble des acteurs du monde de l’enseignement.
Cette redéfinition exige une vraie concertation et pas un semblant de consultation, comme l’a fait le Ministre Vincent Peillon.
C’est peu dire que le projet de Décret a été dénoncé par tous les acteurs !
Le Conseil supérieur de l’Education (CSE), instance consultative, a massivement rejeté ce projet de décret sur les rythmes scolaires, qui doit rétablir la semaine de 4,5 jours à la rentrée 2013. Or le Conseil Supérieur de l’Education c’est l’instance consultative qui regroupe notamment les syndicats d’enseignants, les fédérations de parents d’élèves et les collectivités locales. L’avis du CSE est clair et net 5 voix pour, 30 abstentions, 23 votes contre et 14 refus de vote. Se sont exprimés contre la FSU, principale fédération de l’éducation, les syndicats Sud, CGT, le Snalc et FO, ainsi que la fédération de parents d’élèves Peep. Se sont abstenus les syndicats Sgen-CFDT et Fep-CFDT, les fédérations de parents d’élèves FCPE et Unapel, l’association étudiante Unef, l’Association des régions de France (ARF), le SNDPEN-Unsa.
Mais il est aussi désavoué par les collectivités, et non des moindres, qui n’acceptent pas les conditions financières de cette réforme.
Devant cette opposition il est urgent d’attendre, c’est-à-dire ne pas appliquer cette réforme des rythmes scolaires à la rentrée prochaine. Il est aussi nécessaire de demander au Ministre et plus généralement au gouvernement de revoir son projet dans l’intérêt des enfants. Il est encore temps pour le ministre de revoir sa copie pour réellement écouter les professionnels de l’éducation, construire avec eux l’école de demain, pour tous les enfants, pour toutes les familles, tout en associant les collectivités locales.